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Fast Fashion, y remédier en consommant moins mais mieux

Fast Fashion, y remédier en consommant moins mais mieux
16 novembre 2018 Clara Daviet

Est il possible de lutter contre le phénomène de la « FAST FASHION » ?

 

La paie de début de mois, la crémaillère d’une cousine ou l’anniversaire d’un ami, l’arrivée d’une bonne nouvelle à célébrer ou d’une mauvaise à vite oublier, le premier rendez-vous amoureux, le dernier entretien professionnel… soyons honnête tout est prétexte à se précipiter dans tous les temples de la mode et du shopping, le samedi après midi dans les rues de Paris ou ailleurs.

 

Ne t’inquiète pas, tu n’es pas atteint(e) d’une maladie étrange et incurable, c’est “juste” le pouvoir de la Fast Fashion. Et ce “juste” est immense. Là, je t’imagine froncer le front et lever les sourcils en te demandant ce qu’elle te veut encore celle là avec son franglais éhonté.

 

Le ‘Fast Fashion’, c’est ce mouvement issu d’une expression anglo-saxonne qui désigne  le renouvellement très rapide des collections d’articles de prêt à porter. Je ne vais nommer personne, car en tant que colibri je milite pour la paix, mais sache que certaines enseignes produisent plus de 10 000 modèles de vêtements différents par an… On est bien loin de l’idéal fantasmé par un jeune créateur qui prétendait vouloir créer non pas de simples vêtements mais des rêves.

 

L’équation est simple : il faut allier rapidité de fabrication et assemblage de tissus peu coûteux afin d’aboutir à un prix de vente assez faible pour susciter naturellement un renouvellement quasi instantané de nos gardes robes.

Finalement en y pensant, c’est un peu comme la Fast food que beaucoup d’entre nous fuient aujourd’hui. Rapidité, facilité et portefeuille épargné. En apparence…

 

 

 

Ne t’inquiète pas, aucune culpabilisation entre nous, la tenue que je porte en ce moment même, lovée sur mon canapé suédois en t’écrivant, est issue de ce Disney world magique de la mode…

Une fois n’est pas coutume, le but, ici est de trouver ensemble d’autres chemins que les grandes autoroutes qu’on nous impose de suivre, et vers lesquelles, conditionnés par la vie quotidienne, nous fonçons tête baissée.

 

Quand j’avais 20 ans, j’avais peu de vêtements, de ville ou de sport, car on m’avait éduquée à cela. Puis je suis allée vivre à Paris, et les choses ont changé. Pardon c’est faux, c’est moi qui ait changé. J’ai commencé à fréquenter de plus en plus souvent les grandes enseignes de prêt à porter.

J’aimais l’idée de ne jamais être vêtue de la même façon, pour une soirée comme pour un footing ou un cours de yoga, je mettais un point d’honneur à être chaque jour dans de nouveaux habits de lumières aux prix dérisoires. Comme un caméléon je changeais de peau, mais je n’avais pas conscience que ma vérité était ailleurs. Les étiquettes  à 3 chiffres me faisaient rire jaune sous ma cape, et d’ailleurs j’ai fini par ne plus en croiser aucune.

 Je riais de ceux qui ne semblaient jurer que par elles pour des illusions d’apparence.

 

 

Et puis… Un jour, j’ai réajusté mes lunettes, ma vision et mon cœur. Je me suis documentée, et j’ai vu mes incohérences. J’ai discuté avec elles, et j’en ai conclu que dans ce domaine aussi, je pouvais, nous pouvions tous avoir d’ailleurs, un petit rôle à jouer pour l’environnement. Toujours ces fameux colibris…

 

Pourquoi ?

 

Promis, l’équation est ici encore plus simple.

 

Engloutir moins de fast fashion, c’est peut être rayonner un peu moins en soirée ou sur les réseaux  (ou simplement comprendre que notre étincelle est ailleurs…)  mais c’est surtout réaliser que les bénéfices sont nombreux ! Pour nous, et pour notre douce Mère Nature. Et oui, n’oublions pas que l’industrie de la mode est dans le Top 3 des industries les plus polluantes au monde.

 

Mais alors, quels sont les bénéfices ?

 

D’abord, moins de fast fashion, c’est moins de production effrénée et de main d’œuvre à faible coût, et donc d’une pierre deux coups, moins d’épuisement des ressources et des vies humaines.

 

Ensuite, c’est moins de pollution issue des  ‘mauvaises’ fibres de nos vêtements peu coûteux, qui finissent entassés dans nos placards, parfois toujours avec leur étiquette, mais pire encore en bout de chaîne dans certaines parties du monde devenues de  véritables continents de déchets. En effet la Fast Fashion produit de très nombreuses substances chimiques non degradables comme le chlore pour blanchir nos tee-shirt ou le plomb présent dans certaines fibres.

 

En bref, moins engloutir, c’est moins d’étouffement de notre Terre. Un peu comme les légumes ou les fruits dont nous essayons de respecter les saisons, il s’agit d’envisager différemment les cycles de vie de nos vêtements. Et plus en pondeur, je crois qu’il s’agit aussi d’ajuster le curseur de nos désirs qui parfois ne sont qu’illusions. N’as tu jamais ressenti une écrasante frénésie d’achat, te faisant déambuler de rayon en rayon les bras chargés de vêtements avant de soudainement tout laisser dans un coin en te disant que tu n’en avais pas besoin ?

 

C’est ça, le curseur de nos désirs.

 

Et puis, sur le long terme, c’est aussi un véritablement soulagement pour les finances. C’est l’histoire éternelle des petites dépenses qui s’accumulent jusqu’à finalement prendre une place insolente sur notre compte en banque.

Ce n’est je crois pas un argument essentiel, mais il n’est, je crois, pas négligeable à notre ère.

 

Nous avons et aurons toujours de multiples raisons et prétextes pour consommer de façon presque boulimique les choses qui nous entourent. L’être humain est un être de désir, et ce peut être notre plus grande force, si nous savons l’utiliser et la doser.

Notre façon d’acheter les vêtements, comme la nourriture, n’est qu’un symptôme d’une société qui rend difficile la mise sur pause.

Souvent, la lenteur est mise à mal et mise à terre car étiquetée comme un signe de paresse ou d’errance.

Pourtant, c’est surtout la voie vers une meilleure connaissance de soi et du monde et donc vers  davantage de respect des autres et de nos propres valeurs…parfois bien enfouies sous nos armoires trop pleines !

 

À cet instant, je t’imagine, pris d’ une espèce de gêne indéfinissable, face à cette rengaine que je t’assène sans te proposer de solutions toutes faites… Mais tout simplement parce que je n’en ai pas. Dans mon cas, j’ai à l’époque choisi de créer une tirelire dans laquelle je mettais, chaque fois que je résistais à ma compulsive envie d’achat, la somme correspondant au prix du vêtement ou de. L’objet en question. Au bout de seulement 6 mois. J’ai pu m’offrir 10 jours de vacances, avion compris juste avec cet argent. Après cette expérience, j’ai commencé à acheter moins, mais ‘mieux’… J’ai cessé d’ignorer les mots qui me dérangeaient sur les étiquettes de mes vêtements pas chers, et j’ai privilégié la pratique à la fois du seconde main et des vêtements plus responsables, plus durables.

 

Mais il n’y a pas de voie royale, pas de bon chemin, et surtout pas de mauvais. Ton chemin à toi sera le bon, car si tu acceptes de lâcher un peu de lest, c’est ton cœur qui te guidera, et quoi qu’on dise aujourd’hui des colibris qui raisonnent avec leur cœur, celui ci ne te trompera jamais.

 

Je te souhaite une magnifique journée mon cher colibri. ✨

Anais (@anais.lgx)

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